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13.11.2007

Marc Demuth Quartet feat. Sofia Ribeiro

Line-up hétéroclite que celui du Marc Demuth Quartet, ce dernier se voyant accompagné au chant par Sofia Ribeiro. S'ajoutent à ce duo Joachim Badenhorst à la clarinette, Yves Peeters à la batterie et Pascal Schumacher au vibraphone.

M.-Demuth-Qtet-1

M.-Demuth-Qtet-2 Cela se passe il y a 2 semaines à la Jazz Station. Durant ce concert de jazz moderne et latin, il y a une nette complicité entre Sofia et Joachim, qui très concentré s'envolera littéralement dans des solos fort magnifiques, intenses, gravitant autour du jazz, du classique, du contemporain.

M.-Demuth-Qtet-3 Le vibraphone de Schumacher donnera une couleur évoquant à merveilles les villes portugaises très souvent mises à l'honneur dans les chansons proposées. La section rythmique sera elle bien solide et appuyée avec un solo surprenant en fin de concert de Yves Peeters. Le tout donnera un très beau mélange de jazz, bossa, folk et world.

La sortie d'un album de ce quartet est prévue au mois d'avril 2008.

20.10.2007

Othin Spake et Giacomo Lariccia Quintet

Pour ceux qui aiment les musiques improvisées, l'occasion était belle d'aller écouter au PP Café "Othin Spake", trio composé de Teun Verbruggen, super batteur, de Jozef Dumoulin (Maäk Spirit, Octurn) au Fender et de Mauro Pawlowski (dEUS) à la guitare. Il s'agit là d'une musique innovatrice où chacun est plongé dans "son truc" d'où le peu de communication entre les musiciens, que l'on pourrait regretter, mais en même temps, cela fait partie de l'idée développée par le groupe.

Dumoulin kris@moechaers

La guitare sature, le fender nous fait voyager dans l'espace et la batterie l'explore. Le tout donne une musique complètement déstructurée, mais captivante, avec un mélange de musique électro-punk-rock-et-un-peu-jazz.

Après cet apéritif, direction le Sounds où le guitariste Giacomo Lariccia nous invite à écouter son quintet formé de Nicolas Kummert au sax ténor, de Lionel Beuvens à la batterie, de Sabin Todorov au piano et d'Olivier Stalon à la basse. Les morceaux joués seront plus classiques et toutes des compositions personnelles de Giacomo, qui, à cause d'un problème technique, devra troquer son électrique pour une acoustique, ce qui, étant donné son jeu très délicat et mélodique, donna fort bien aussi. A côté de lui, Nicolas Kummert trouve les notes qu'ils faut et fait preuve d'une belle présence au saxophone, ce qui, au début, donnera l'impression que Sabin Todorov a quelques difficultés à s'imposer dans ses solos de piano. C'est dans le deuxième set que l'on appréciera toute l'étendue de son jeu, étant toujours en recherche d'une petite nouveauté qui, sur une mesure, peut faire mouche bzzzz. La section rythmique fut plus discrète dans les solos, bien que Lionel Beuvens, comme si de rien était, en ait sorti un dont il a le secret. Le quintet se fera accompagner sur 3 morceaux de manière symbolique par deux chanteuses: Barbara Wiernik et Ghalia Ben Ali, l'une chantant en hébreux et l'autre en arabe

02.10.2007

Chris Joris - Toine Thys duo

Chris Joris - Toine Thys duo
Trop peu de temps pour poster en ce moment, néanmoins, c'est au Caravan, rue Annessens, qu'a eu lieu ce concert samedi soir pendant la nuit blanche. Le lieu, sorte d'appartement, se prête bien à ce duo qui nous proposera des compositions personnelles et quelques standards dans un duo saxophone ténor, ou alto ou clarinette basse et percussions.

Chris Joris nous informe d'entrée: "ici il n'y a que les percus et le saxo, mais n'hésitez pas à imaginer la basse et le piano". Finalement, pas besoin de le faire, car l'essentiel est là, que ce soit le son très jazz et fantasque du saxophone de Toine Thys ou celui plus énigmatique de sa clarinette basse et les sons métissés des percussions, chacun est exprimé de manière authentique et complémentaire. Cela part dans tous les sens, sans pour autant se disperser. Il ne faut pas beaucoup de temps pour dire que c'était magnifique !

16.09.2007

Saint-Jazz-ten-Noode

Arrivée début de soirée à la place Saint-Josse marquée par des sons en hommage à Django Reinhart proposés par Alexandre Cavalière (violon) et les Jazzy Strings. Bonne humeur au rendez-vous.

Alexandre Cavalière : violon
Mario Cavalière : guitare
Cyrille de Haes : contrebasse
Walter Gonnella : guitare rythmique

Suivront les Swing Dealers (myspace) (website)

Vincent Mardens :sax
Jean Van Lint : basse/chant
Stijn Wouters : clavier
Jan de Haas : drums

Madens

De-Haas-et-Van-Lint

Wouters

qui nous offrirons un moment agréable par le biais de compositions personnelles, des standards de Cannonball Adderley ou de Sinatra (The Lady is a tramp, I've got a crush on you, ce dernier joué en duo piano-voix, avec une intrusion du saxophone, nous aura permis d'apprécier les qualités au chant de Jean Van Lint). Ce concert sera fait d'ambiances swing des années 50-60, parfois soul aussi. Il y en aura pour tous les goûts.

Vient ensuite le Jazz Station Big Band, qui a vu le jour en 2006 grâce à la Jazz Station.

Aux saxophones : Stéphane Mercier sax alto (myspace) - flûte Daniel Stokart sax alto - soprano, Fred Delplancq sax ténor, Vincent Brijs sax baryton  

Aux trompettes :Peer Baierlein trompette - bugle, Michel Paré trompette bugle - leader, Jean-Paul Estiévenart trompette - bugle  

Aux trombones :Andreas Schickentanz trombone, David Devrieze trombone, Laurent Hendrick trombone basse  

A la section rythmique :François Decamps guitare, Vincent Bruyninckx piano, Piet Verbist contrebasse, Herman Pardon batterie

Jazz-station--BB-3

C'est une belle bourrasque qui s'abattra sous le chapiteau sous l'impulsion du leader Michel Paré. Compositions personnelles de Vincent Brijs (aah cette intro au baryton), de Piet Verbist et de Michel Paré, standards de Mingus et Michel Herr entre autres, on appréciera la communication entre les membres du band. D'entrée, Jean-Paul Estievenart nous rappelle ou fait découvrir son talent par la simplicité apparente et l'efficacité avec lesquelles il soufflera son solo. Quel plaisir aussi d'écouter Fred Delplancq (myspace) qui joue avec tant d'autenticité et sans détour.

Jazz-station--BB-1

Daniel Stockardt, lui aussi aime à se perdre dans les méandres de son saxophone soprano - il joue aussi de l'alto, mais c'est avec le soprano qu'il s'exprime le mieux, et étant donné le caractère difficilement domptable de cet instrument cela en est fascinant. François Delcamp à la guitare, distillera quelques phrases plus discrètes, mais non moins à propos.

Jazz-station--BB-4

Pas le temps d'assister au concert dans son entièreté, il nous faut remonter vers la Jazz Station pour assister au concert de clôture, celui du Manu Hermia Quartet.

Manuel Hermia : sax alto et soprano (myspace) (webiste)
Erik Vermeulen : piano (website)
Manolo Cabras : basse
Lieven Venken : batterie (myspace

D'influence coltranienne certaine, je pense pouvoir placer maintenant ce saxophoniste parmi mes "favourites" de la scène belge. Quelle découverte ! D'entrée un standard de McCoy Tyner, d'entrée le ton est donné, pas de réserve ce soir. Suivront deux compositions personnelles. La première, jouée au soprano et commençant par un solo fantastique est d'influence indienne et cela s'entend, la seconde - "Rajazz", l'est aussi, bien que cela s'entende moins, l'influence résidant dans les principes de composition qui diffèrent des principes de compositions occidentaux, nous confiera-t-il.

Manu-Hermia

Ses improvisations sont dépouillées, explorant la tessiture de son instrument jusque dans les moindres recoins, puisant dans les influences indiennes pour les enrichir encore, donnant l'impression qu'il n'y a plus de limites. Il laisse malgré tout la place à ses compagnons de scène pour s'exprimer, bonne chose étant donné ce qu'il nous ont eux aussi offert, je pense notamment à la sensibilité d'Erik Vermeulen. C'est sur "Awakening" que l'influence de Coltrane se fera la plus sentir, un moment magique durant lequel on ne pouvait que fermer les yeux et écouter.

06.09.2007

Erwin Vann and guests

Petit concert sympathique au KVS box dans le cardre du Klara Festival. Ervin Vann, saxophoniste ténor expérimenté, nous jouera quelques standards et des compositions personnelles accompagné par un jeune trio composé de Steven Cassiers à la batterie, Yannick Peeters à la contrebasse et Ewout Pierreux au piano.

Erwin Vann

Sans mot dire, Erwin Vann fera sonner son saxophone de manière douce, contrôlée et bien maîtrisée, presqu'introvertie, presque classique, pour soudainement partir vers des sonorités plus extrêmes, ce qui a rendu sa musique hypnotisante de bout en bout. Pas de démonstration de force, tout est à propos. Ses accompagnateurs de ce soir l'y aident bien. Erwin Pierreux fera preuve d'une subtilité magnifique aussi bien dans ses accompagnements que dans ses impros dans lesquels il a tout dit, lui aussi en toute humilité. Steven Cassiers et Yannick Peeters communiquent merveilleusement. La section rythmique est irréprochable et créative, les mélodies envoûtantes et les silences éloquents.

25.08.2007

Festival d'art de Huy: 24 août

Vendredi 24 août petite escapade à Huy pour assister au concert de Quentin Dujardin qui présentait là son nouvel album: Veloma (au revoir en malgache).

 Veloma
Entouré de Tuur Florizoone à l'accordéon chromatique, de Jallal El Allouli au violon et au chant et de Damien Libert aux percussions, il nous a fait écouter ses nouvelles compositions comme Veloma, morceau dans lequel la trompette de Pierre Malempré s'est immiscée pour notre plus grand plaisir, Where the Road Divides avec Bai Kamara Jr en chanteur invité à ce concert, mais également sur l'album, A Child's Song est un morceau qui au départ aurait dû voir se joindre Kadja Nin à l'enregistrement, mais qui pour cause d'arrêt de la carrière de la chanteuse est devenu un morceau instrumental.

Cloitre-couvent-des-Freres-
Quentin Dujardin nous a également joué un Durnal sous la Pluie revu et modifié au niveau de la tonalité et du rythme. La technique flamenco est toujours bien présente chez le guitariste en plus d'une sonorité douce de guitare malgache obtenu grâce à ce petit bout d'éponge placé au niveau du chevalet de son instrument.

Jallal-et-Tuur Il s'est aussi fait souvent accompagnateur de ses musiciens, leur laissant ainsi l'espace nécessaire à l'expression d'une musicalité colorée, nuancée et personnelle, la mélangeant et la diffusant à merveille dans ce magnifique endroit qu'est le cloître du couvent des Frères mineurs de Huy.

21.08.2007

Melanie De Biasio au Brussels Summer Festival

Pour ceux qui comme moi l'ont ratée ou pour un simple souvenir, une petite vidéo amateur avec ici son titre "Let me love you" qu'elle a chanté à la place d'Espagne:

16.08.2007

Chris Joris trio

Au Gecko dans le cadre du Brussels Summer Festival, avait lieu le 15 août un concert donné par Chris Joris et son trio.

Gecko

Le roi des percussions belge nous invitera à écouter des compositions personnelles ainsi que quelques unes de Toine Thys et de Reggie Washington. Les sons proposés sont un mélange de percussions africaines accompagnées de batterie jazz avec les deux cymbales et le tom basse. Il utilisera aussi des cymbalettes mélodiques et fera sonner tout cela avec différents "outils": les baguettes, les balais (sortes de pinceaux produisant un son plus doux), les maillets (baguettes avec bouts en feutre) et bien sûr la main et ses facettes. Sans oublier une utilisation très surprenante du triangle pour un solo qui l'a vu être mis à la même enseigne que la batterie.

Reggie Washington distillera ses accords et quelques solos à la basse pour un son funk et Toine Thys au saxophone gratifiera le public de quelques belles envolées mélodiques. Cela donnera un mélange insoupçonné de sons venus de différents styles, pour n'en faire qu'un, tout en laissant malgré tout à chacun sa personnalité.

09.08.2007

Animal Forum

 

Le dernier concert en date est celui d’Animal Forum, un trio composé de :

Peter Van Huffel - alto & soprano saxophones

Samuel Blaser – trombone

Julian Sartorius - drums (NY)  (normalement assuré par Ziv Ravitz)

 

Il a s’agit là d’un jazz fait de musiques contemporaines et improvisées quasiment du début à la fin, pas de thème ou très peu, un jazz expérimental et à l'état brut. Il n'y a pas de basse non plus et peu de répit pour les souffleurs qui font montre d’une belle créativité distillant des notes envoutantes ici et là. Peter Van Huffel monte et descend les gammes titillant les extrêmes et les entrecoupant par des riffs insistants et lancinants. Pas facile pour Samuel Blaser de s'immiscer au bon moment au trombonne, mais il aura su le faire pour s'exprimer avec beaucoup de personalité et nous amener à de l'improvisation collective.

Cette créativité sera renforcée par celle de Julian Sartorius qui plus que battre le rythme nous a exposé quelques sons originaux venus de nulle part et de partout en même temps, grâce à quelques ustensiles peu communs pour un batteur, y compris de cuisine en la chose du fouet qui est venu frapper les bords des caisses, ce qui est venu enrichir son jeu de batterie et s’est terminé en toute légèreté et sur les petites (fées) clochettes.

Here's that Rainy Day

En cet période pluvieuse, laissons Jon Faddis nous régaler avec une autre pluie, lui le fils spirituel de Dizzy Gillipsie qui n'a pas hésité un jour a déclarer que Faddis était le meilleur de tous, lui y compris:

02.08.2007

Le saxophone, ce vilain petit canard

J’ai déjà tellement parlé de cet instrument sans vraiment le présenter, que je me suis attelée à une petite histoire du saxophone – d’autant plus difficile de résister que j’ai enfin fait le pas de commencer à l’apprendre, voici d’ailleurs Donald…

 

donald

Donald, qui, comme tous ses analogues, fut inventé par Adophe Sax et vit le jour en 1840 pour être breveté en 1846. A son époque, Sax voulait faire de son instrument un instrument qui viendrait, tel un lien, goupiller les différentes sections d'orchestre que sont les cuivres, les bois et les cordes. Quelques compositeurs classiques ont intégré le saxophone dans leurs oeuvres, tel Camille Saint-Saëns qui l'a inclu dans Henri VIII (1883). 

 

Malgré tout, le saxophone n'arrive pas à s'intégrer complètement au sein des orchestres. En effet, il arrive à l'époque des orchestres romantiques qui sont déjà bien établis voire réglementés quant à leur composition, ajouter encore un vent supplémentaire déséquilibrerait l'orchestre. Il y a aussi encore trop peu de saxophonistes compétents. 

 

Dès lors, il deviendra petit à petit un instrument militaire. Ce qui en fait, amènera peu à peu le saxophone au bord du gouffre, car un instrument militaire est d'utilisation limitée. De plus, un instrument qui n'existe que par l'armée et donc par la guerre ne peut faire bonne figure. Marcel Mule (1901-2001) va alors faire beaucoup pour redonner au saxophone un nouveau souffle dans la musique classique. Saxophoniste membre de la Garde Républicaine, mais jouant aussi dans des formations de variété et de jazz, il va introduire le vibrato et l'utilisera notamment lors de la création du Bolero de Ravel en 1928. En fait, son vibrato sera inspiré par des musiciens de jazz, mais il l'adoucira et l'introduira dans les orchestres symphoniques. Il renouvellera ainsi la réputation du saxophone classique. On peut l'écouter chez Berlioz, Ravel, Honegger, Milhaud, Berg ou encore Prokofief.

 

Mais, c'est outre-Atlantique que le renouveau du saxophone se passe vraiment, grâce au jazz en particulier, dans lequel toutes les facettes de l'instrument peuvent être explorées et exploitées, avec des effets d'interprétation plus prononcés. Le saxophone a les couleurs des bois et la puissance des cuivres, il s'adapte parfaitement à la popularité du jazz et en bénéficie. C'est Coleman Hawkins, saxophoniste ténor (1904-1969), qui insufflera une ampleur et un son véritables au saxophone, contribuant ainsi à la réputation du son jazz d'aujourd'hui.

 

Originellement, la famille des saxophones en comprenait quatorze sortes. Actuellement il en reste sept :

Le sopranino (en mi bémol), le soprano (en si bémol), l’alto (en mi bémol), le ténor (en si bémol), le baryton (en mi bémol), le saxophone basse (en si bémol) et le saxophone contrebasse (en mi bémol). Les plus couramment utilisés de nos jours sont le soprano, l’alto, le ténor et le baryton.

 

Tous les saxophones ont le même doigté - ceux d’entre vous ayant suivi des cours de flûte seront aidés, et s’étendent sur deux octaves et une quinte (dans le registre grave-médium-aigu), du sib au fa#. Cependant, le son réellement entendu varie d’un saxophone à l’autre, par exemple le saxophone alto s’étend en sons réels du do# au la et le ténor lui s’étend du la bémol au mi. Les saxophones sont des instruments transpositeurs, c'est-à-dire que lorsque l'on joue un do on entend une autre note, par exemple lorsque l'on joue un do sur un alto on entend réellement un mib, d'où son nom.

 

Bien que fait de cuivre, le saxophone fait bel et bien partie de la famille des bois, de par l’anche (souvent en roseau) apposée sur la table du bec, comme la clarinette. Le son du saxophone est provoqué par l’air faisant vibrer l’anche sur le bec. Une bonne anche et un bon bec sont donc presque plus importants qu’un bon saxophone !

 

Quelques saxophonistes jazz des temps jadis et/ou de notre temps :

 

Charlier Parker (alto)

John Coltrane (ténor, soprano)

Stan Getz (ténor)

Lee Konitz (alto)

Sonny Rollins (ténor)

Ornette Coleman (ténor, alto)

Pharoah Sanders (ténor)

Anthony Braxton (alto, entre autres)

Kenny Garrett (alto)

 

C’est du belge :

 

Steve Houben (alto)

Nicolas Kummert (ténor, soprano)

Toine Thys (ténor, soprano)

Thomas Champagne (alto)

Stéphane Mercier (alto)

Bo Van de Werf (baryton)

Hervé Letor (ténor)

Manu Hermia (alto, soprano)

Fred Delplancq (ténor)

 

Un conseil, si vous désirez apprendre cet instrument, prenez un professeur, les mauvaises habitudes s’installent vite et sont par contre lentes à s'en aller. Il saura vous guider sur cet instrument qui marche fort aux sensations. Au jour d'aujourd'hui, je peux vous dire que lorsque les premières mélodies sortiront, vous constaterez que cela est tout à fait jubilatoire !

 

Improvisation, feeling et d'autres choses selon Pharoah Sanders:

 


Pharoah sanders à marciac
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27.07.2007

A few questions to Joachim Badenhorst

Here is a short interview of Joachim Badenhorst, clarinet and saxophone player that I invite you to discover:

 

Nath: Joachim, what are your current projects ? (bands, concerts, album,…).

 

Joachim: with Red Rocket; a trio with Irishmen Simon Jermyn (guitar) and Sean Carpio (drums) we have just released our debut album 'Mitten' on Rat Records. The album was recorded quite some time ago, but when Teun Verbruggen heard it, he liked it so much that he decided to release it on his label Rat-records.

With Singer/piano player Kaat Hellings and drummer Yves Peeters we also released our debut album this year: 'Wide and low and swallow' on the Warrelwind label. All songs are written by Kaat and its very special, personal music, somewhere inbetween singer-songwriter, jazz and contemporary music.

With Rawfishboys, a duo with French doublebass player Brice Soniano we released a short album last year on our own, its called 'War'. With Brice I've been working together for many years, it is always quite an intense workingprogress working with Brice, lately we haven't been playing a lot together because Brice sort of disapeared from the planet for some time, but hopefully we'll be able to play more in the near future.

There are a couple of albums coming out soon where I'm playing on: Simon Jermyns trot a mouse (with Chris Speed, Loren Stillman, Sean Carpio), recorded in new york last January; Marc Demuth quartet feat. Sophia Ribeiro, recorded live in Luxemburg last April, Rebecca Collins group ( a wonderfull singer-songwriter from Dublin) also recorded in NY last January. Just a few weeks ago i was involved in a wonderfull project in Denmark: Ubertalented pianist Simon Toldham Rosengren wrote music for four basclarinets (!!!), piano and drums. The band and the music was incredible, we recorded the concerts and spent a day in the studio so that should come out at some point.

Then plenty of more recording in the next two months: back to Copenhagen to record in trio with Norwegian singer/saxophone player Sissel Vera Pettersen and Danish guitar player Mikkel Plough; a demo with Teun Verbruggen quartet; a cd for de Werf with Waso Decauters Radio Lume project and then to Iceland to record with Sjan Aron: a very special project which combines early classical music with contemporary improvisations. The band consits of the Icelanders Heida Arnadottir and Hilmar Jensson and the Belgians Ananta Roosens and me.

 

Nath: Could you describe a little bit your musical evolution ? How and when did you start music ?

 

Joachim: I started playing clarinet when I was around 7 years old. I didn’ really choose the instrument but started playing it because my dad had played it when he was a kid and he gave me his old horn. I guess if he would have given me a noseflute or moutharp then, I would have been playing that today instead of clarinet, so I guess im sort of lucky he played clarinet when he was a kid and not the noseflute. From then on I always followed classical clarinet lessons, I hated the obligatory theory lessons but I liked the playing. I first got in contact with jazz music in music school and then a bit later I enrolled in the pop/jazz direction in de Kunsthumaniora in Antwerp for my last two years of highschool. Right after that I started at the Royal Conservatory of the Hague, I was pretty young and unexperienced, also being the only clarinet player in the jazz department made me feel like a nerd and an outkast so I started doubling on tenorsax and bassclarinet quite soon in order to be able to go to jams or play in the bigband. I studied 6 years in that school and learned a lot during that time, from lessons but -maybe more so- from meeting, playing and hanging out with my wonderfull fellow students, who came from all over the globe.

 

Nath: What are your influences ?

 

Joachim: obviously I'im influenced by my teachers. I was very lucky to have had very good teachers right from the start: I studied 5 years with John Ruocco, who is one of the most amazing clarinet players on earth.

Then in the end of my studies I studied a bit with Michael Moore, again, one of the most amazing clarinet players on earth. They were somewhat the complete opposite of eachother in approaching music, but I am very happy to have studied with both of them. Furthermore my main influences are or were: Lee Konitz, Ned Rothenberg, Chris Speed, John Surman, Louis Sclavis, Tim Berne, Dave Douglas, Eric Dolphy, Dino Saluzzi, Tony Malabi, Charlie Parker, Ellery Eskelin, Misha Mengelberg, Magic Malik, Greg Osby, Gabrielle Mirabassi, Brad Mehldau, David Krakauer, Arve Henriksen, Giora Feidman, Don Byron, Thelonious Monk.

  

Nath: I have seen you playing live and was impressed by the freedom you took during the improvisation even though it was nevertheless structured. Since then I have been wondering something, which could be asked to many jazzmen : to what extent does the freedom go, I mean do you pay attention to a kind of a rhythmical rigour when you are improvising or is it automatically rigorous because your ear is sharp enough not to have to think about it anymore or do you just go for it, giving the floor to creativity ?

 

Joachim: There are billions of different ways of playing or improvising music. Much depends on the context, the band, the music, what you just ate etc. If there is a form with difficult chord changes, those chord changes dictate somewhat what is possible or what not, but still a lot is possible, it depends on the choices of the player, basically you can make any note sound good or bad. When the chords are easier or when there are no given changes at all, then it's easier to depend only on your ear and imagine what notes or rhythms would be good to play. I try to do this when i improvise (free, on changes, forms): while your improvising trying to hear what happens around you and using some of that material in your own solo in some way or another. Thats what makes it fun to play with other people, otherwise you can lock yourself in your room and marry your Aebersold cassette.

 

Nath: What are your goals as a musician ?

 

Joachim: my goal is to travel lots around the world and meeting and playing with wonderfull people and musicians everywhere. And to enjoy life.

 

Thank's a lot Joachim for your time.

=> his myspace

19.07.2007

Collapse stands

Rebonjour le Comptoir des Etoiles, après avoir siroté une Val Dieu dans un petit endroit que nous ne connaissions absolument pas. Il se nomme le Tournez la Page et est situé dans une rue perpendiculaire à la rue du Page. Philippe, passionné de bons produits, y vend des sandwiches et y prépare quelques plats chauds le midi, reste ouvert le mercredi et le vendredi soir et peut vous servir une bière, enfin trois, étant donné que la Val Dieu se décline en triple, blonde et brune. Pourquoi avoir atterri là ? Et bien en recherche désespérée d’une table en terrasse, nous nous aventurons car voyons qu’il y a là une table de libre sur le trottoir du Tournez la Page, et puis soudain on découvre qu’il y a un jardin ombragé à l’arrière, parfait !

 

Nous y étions tellement bien que nous arrivons au Comptoir à 21 heures au lieu de 19 heures, heure à laquelle le concert de Collapse devait initialement commencer. Fort heureusement, Lieven Van Pee, bassiste du quartet, a eu des difficultés pour trouver une place, le concert va débuter.

Line-up : Alain Deval: battterie, Cedric Favresse: sax alto, Lieven Van Pee: contrebasse, Jean-Paul Estievenart : trompette et buggle.

 

Collapse-1
 
J-P-Estievenart-et-Cedric-F

Il y aura des reprises, notamment celle fort inspirée de Fable of Faubius de Charles Mingus, et aussi des compositions originales comme l’intrigant Saturn, composé par Jean-Paul Estievenart (et non par Cédric Favresse comme précédemment écrit). Le 4tet, gagnant du dernier concours du Jazz Marathon, se force d’exploiter au mieux le potentiel de chacun des musiciens qui font montre d’une belle interactivité.

J-P-Estievenart

C’est toujours un peu difficile de mettre un qualificatif voire deux sur un musicien ou un groupe, car la musique est un moyen d’expression et il est concevable de penser que ce qui est exprimé et la manière dont cela est fait peuvent varier d’un jour à l’autre. Quoiqu’il en soit je peux dire sans trop de risque que le jazz de Collapse visite des sonorités et des rythmes free sans crier gare, parfois il y a des sonorités plus slaves ou des rythmes plus carrés et un swing bien présent sous l’impulsion de Lieven Van Pee notamment.

Alain-Deval

Alain Deval, qui est en fait le leader du groupe, nous fait découvrir des capacités originales et insoupçonnées de sa batterie, sur Saturn notamment, où avec sa baguette en angle droit sur ses cymbales il la fait grincer pour créer un son strident et intrigant. Les batteurs de jazz aiment bien cela, Kevin Brow l’avait déjà fait avec le Roland Fidezius Trio.

Aujourd'hui, le 4tet était en compétition au Blue Note Festival Jong Jazztalent de Gent. A suivre...

16.07.2007

Jazz au vert pour le Brosella

Ce week-end du 14 juillet avait lieu le Festival Brosellafestival présentant différents artistes et groupes en provenance de différents pays et de deux styles fils rouges : le folk et le jazz.

 

J’y ai fait un tour le dimanche pour le jazz. C’était l’occasion pour moi de découvrir ce lieu renfoncé dans cette petite forêt à deux pas de l’Atomium qu’est le parc d’Osseghem.

Brosella

La scène principale a la forme d’un théâtre romain, dont les rangées sont séparées par des haies de verdure, le tout entouré de la forêt du parc. Ce site avait été mis sur plan et élaboré par l’architecte-paysagiste Jules Buyssens pour l’exposition universelle de 1936.  Pourtant, ce théâtre et ce parc n’ont pas toujours connu la sérénité. En effet, depuis 1958, année de l’expo jusqu’à laquelle fanfares, orchestres et comédiens profitaient de l’acoustique extraordinaire du lieu, celui-ci est tombé peu à peu dans l’oubli jusqu’à se retrouver complètement délabré. C’est en 1977 que le Service à la Jeunesse de la Ville de Bruxelles entreprend de revigorer le parc.

 

C’est ainsi que ce parc, qui accueillit jadis la propriété d’Osseghem, elle-même propriété de l’abbaye d’Afflighem, est aujourd’hui le cadre de ce festival folk et jazz.

 

Ce petit coin de campagne et de calme, faisant partie de l’ensemble des parcs de Laeken - au même titre que le Domaine Royal, le domaine du Stuyvenberg et le Jardin colonial, voit déambuler un public venu là en famille pour écouter les différents groupes. Il y plane une atmosphère plutôt différente par rapport à celle que l’on peut rencontrer sur d’autres festivals.

 

Une nouveauté cette année apparait : la présence d’une deuxième scène, ce qui permet au public de se promener d’une scène à l’autre et aux artistes de commencer à l’heure, étant donné que cela est organisé pour qu’ait lieu un concert toutes les heures en alternance.

Lady-Lynn

L’après-midi de dimanche passé là-bas m’a offert l’occasion d’écouter tout d’abord sur la petite scène Lady Lynn. Accompagnée de ses « sept fantastiques » elle nous propose un jazz joyeux, ludique et swingant et nous projette dans le Chicago des années 20, 30, 40 et 50. Voix légère, cuivres assertifs, contrebasse rebondissante et piano cavaleur, bref à surveiller, car cela doit valoir la peine d’être entendu en club.

Orchestra-Jazz-Matosinhos

Après cela, transhumance vers la scène principale, le théâtre, pour y écouter l'Orquestra Jazz Matosinhos. Venant du Portugal après avoir été contacté via le Brussels Jazz Orchestra, ce big band créé en 1999 à tout pour susciter l’écoute. Malgré la chaleur assommante, c’est tout habillés de noir que, dirigés par Carlos Azevedo et Pedro Guedes, souffleurs, pianiste, bassiste et batteur vont nous régaler. En invité, le saxophoniste ténor Chris Cheek. Ce sont principalement des morceaux faisant partie du propre répertoire de la formation qui seront proposés. En plus d’être à la direction et à la composition, Carlos Azevedo et Pedro Guedes sont d’excellents pianistes, fort expressifs sur quelques petits riffs bien appuyés. Chris Cheek lui nous a fait bénéficier d’un jeu au saxophone ténor hyper mélodieux sans envolée spectaculaire, mais une grande sérénité était ressentie à son écoute.
Orchestra-Jazz-Matosinhos-3Quant aux souffleurs…, j’avais parfois l’impression de décoller de ma chaise lors de ces montées crescendo demandées par Carlos Azevedo. C’est une façon de décrire la puissance ou plutôt la présence de cette section.

 

Ce qui m’amène à la rythmique irréprochable et discrète du bassiste Damian Cabaud et du batteur Marcos Cavaleiro. Un peu plus de fantaisie de ce côté-là n’aurait pas fait tache d’huile.

Fabian-Degryse-TrioIl est 17 heures et le concert du Trio de Fabien Degryse commence. Les amateurs connaissent bien ce guitariste acoustique, professeur notamment à l’Académie d’Evere. Il reste toutefois peu connu hors des frontières belges.

Pourtant, ce soir, son sens mélodique au son cristallin fait mouche sur sa guitare folk soutenu qu’il est par Bart Denolf à la contrebasse et Bruno Castelucci à la batterie.

C’est avec une apparente facilité que Fabien Degryse va distiller ses notes, ni trop ni trop peu, laissant la place opportunément à Bart Denolf, ceci pour notre plus grand bonheur. En effet, occupant l’espace qui lui est proposé d’une manière elle aussi opportune, tout comme Fabien Degryse lors de ses improvisations, il nous offrira quelques solos d’une extrême profondeur, sans pour autant tomber dans le casse tête intellectuel. La batterie m’intrigue, j’ai l’impression que par moments, au milieu d’un morceau, l'homme aux baguettes prend les cartes et les mélange afin de lui redonner une nouvelle fraîcheur.

Chacun a pu je pense trouver son compte ici, le musicien averti en recherche d’inspiration ou le mélomane avide de plaisir d’oreilles.

Ivo-Papasov-and-Group-2 Ivo-Papasov-and-Group-3

Dernier concert pour nous ce soir, celui du Ivo Papasov and Group, venu de Bulgarie. C’est un jazz des Balkans que nous entendrons fait de rythmes empruntés aux danses folkloriques bulgares et de mélodies lancinantes portées par le kaval, cette flûte couramment utilisée en Turquie et en Europe de l’est. Le temps manquait pour écouter ce concert dans son entièreté. C’était d’autant plus dommage qu’il sera suivi par le Chris Joris et Bob Stewart Band et en fin de soirée par le nouveau trio d’un personnage que l’on ne présente plus mais que l’on écoute toujours avec attention : Philip Catherine.

11.07.2007

Qu'est-ce que le jazz par rapport à... #2

En plein Blue Note Festival, je viens vous parler théorie, histoire, alors qu'il y a là-bas à Gent, tant d'impressions à ramener. Et oui, sans voiture, difficile de pouvoir en profiter pleinement, mais si vous êtes avides de récits sur ce festival, visitez le blog de Jazzques qui suit le festival depuis son commencement. Toujours dans les festivals (oui oui la théorie et l'histoire arrivent...), à signaler celui de Montréal, dont la version 2007 est terminée, mais que Jean-François vous raconte admirablement bien sur Jazz Frisson. Enfin des reportages sur le Festival de jazz de Paris par Z sur son blog Jazz Chroniques et Coups de Coeur.

 

Quant à nous, prenons notre cahier et écrivons... Le mot swing correspond à deux notions différentes : l’une concerne le courant musical des années 30 et l’autre correspond à une notion rythmique, à une façon de faire balancer les notes. Commençons par cette dernière. Je terminerai ce post ou billet, comme aiment dire nos amis québécois (salut JF), par le courant musical.

 

Donc, la notion rythmique lorsque l’on parle de swing, peut se traduire par le remplacement systématique d'un rythme binaire (temps divisible en 2 parties égales) par un rythme ternaire (temps divisible en 3 parties égales). Exemple courant: on remplacera deux croches d’un rythme binaire par la première et la dernière croche d'un triolet. C’est cette technique de substitution qui, si elle est bien exécutée, donne cette idée de balancement.

 

Cette idée de balancement qu'est le swing caractérise un côté indissociable avec l'improvisation, car en un sens, je peux imaginer que le swing projette le musicien vers son improvisation. Ceci fait de l'improvisation et du swing deux notions clés du jazz.

 

Mais alors qu'en est-il du Swing, qu'est-ce que ce courant ? Le jazz des années 30, le jazz des big bands. Mais d'où vient-il ? Vous rappelez-vous le krash financier de 1929 ? Bon si vous n'y étiez pas, vous en avez peut-être entendu parler par d'autres personnes ou en avez lu quelque chose dans les livres. Quoiqu'il en soit, cette crise a été un élément déclencheur de nouveautés parmi les musiciens. En effet, cette crise force la chute des disques, le licenciement de plusieurs musiciens d'orchestre, etc. Mais suite à cela, la population se dirige vers les clubs, dans lesquels elle espère pouvoir se divertir et oublier les soucis liés à la crise qui frappe le nord du pays.

 

C'est dans le même temps que les "big bands" vont voir le jour, les orchestres blancs ou "swing" dominent la scène. Les Américains adorent, c'est le show, cela fait danser. Les big bands sont constitués - cette liste n'est pas exhaustive bien sur, de saxophones, de clarinettes, de trombones, de trompettes pour ce qui est de la mélodie et pour le rythme de batterie, de piano, de guitare, de banjos aussi... et de contrebasse. La contrebasse dont le son souvent clairement distinct et rebondissant est typique du Swing. 

 

Bref, ce sont finalement de véritables orchestres, laissant place malgré tout aux solos, dont l'évolution, par rapport à la complexité des mélodies, viendra avec le swing, tout comme les riffs, ces petites phrases au rythme soutenu. Ceci en comparaison avec le jazz New Orleans. Enfin voilà en quelques mots, car les choses commencent à se mélanger un peu dans ma tête tant l'histoire de ce courant est vaste et toujours d'actualité.

Quelques musiciens swing pour terminer : Louis Armstrong, Duke Ellington, Django Reinhardt, Billie Holiday, Coleman Hawkins, Lester Young.

Enfin, de nombreuses infos sont disponibles dans le livre Le Jazz dans tous ses états, paru chez Larousse.

06.07.2007

Dr Bajan et Soil and Pimp Sessions

Dr-BajanDeuxième passage au Klinkende Munt avec d'abord à 20 heures Dr Bajan, accordéoniste russe, qui avec ses compagnons de sovietability (Alf Schulze-percus, Davide de Bernardi - contrebasse et Vladimir Miller-clarinet, balalaika, chant),
nous ont fait découvrir une musique des Balkans teintée
de rock, de ska et de chants patriotiques, le tout sous des rythmes jazzy par le biais du batteur.
 
Point le temps de tout écouter, il nous fallait quitter le Marché aux Grains afin de rejoindre le Beursschouwburg où nous allions assister à un concert de folie, sous l'impulsion de President aka Shacho, "the Agitator", qui invectivera les autres membres du groupe Soil & Pimp Sessions. Il faut dire qu'ils en avaient bien besoin tant ce concert a été un tour de force, notamment pour les souffleurs (Tabu Zombie à la trompette et Motoharu au sax), qui nous ont emmenés dans un duel permanent, soufflant plus fort et plus haut et plus bas l'un que l'autre.
Tabu Motoharu-et-Josei 
Tabu-et-Akita Le clavieriste, Josei, nous a aussi coupé le souffle, discrètement placé au fond de la scène, perdu dans la fumée, on ne voyait que ses mains, enfin presque, car c'était du rapide, rien à envier à Jerry Lee Lewis de ce point de vue là. Plus discrète, comme souvent, était la contrebasse, enfin disons qu'Akita Goldman était moins exubérant, mais c'est sans compter sur son apport essentiel, comme souvent. Son instrument avait des airs de percussions. M'étonnerait pas qu'il doive soigner une tendinite après la série de concerts qui s'enchaînent, le jour d'avant à Paris, le jour d'après à Amsterdam, de quoi être à bout de souffle. Le batteur Midorin n'était pas en reste non plus.

Soil

05.07.2007

Nathalie Loriers et Chemins Croisés

Premier plongeon dans le Klinkende Munt mercredi 4 juillet 2007 pour y écouter Nathalie Loriers et Chemins Croisés.

On ne présente plus Nathalie Loriers qui en tant que professeur, compositrice et pianiste est une des figures de proue de la scène jazz belge depuis 15 ans déjà. Une bio est malgré tout disponible pour les curieux ici.

 

Viennent ensuite les quatre musiciens qui l’accompagnent ce soir et répondant aux noms de :

Karim Baggili (oud, compositions), Gianluigi Trovesi (clarinette), Jan De Haas (batterie, percussion), Bart Denolf (contrebasse).

 

Le concert commence, on se rend compte dès le départ que la structure thème-impro-thème sera bien présente, avec une place pour chaque instrument.

A l’écoute de A Pas Feutrés, j’imagine un chat qui se promène le long de corniches tant ce morceau dégage légèreté, espièglerie, coquinerie, agilité. Nathalie nous confiera que ce morceau est en fait l’histoire d’un chat pas très social qui lorsque la musicienne sifflait quelques notes de cette composition accourait et devenait soudainement très câlin.

 

Le jeu de la pianiste est aérien, doux, délicat, intérieur, avec un lyrisme bien présent, un peu à la manière de Michel Bisceglia. Mais par moments il y a aussi une main gauche qui se fait lourde à tel point qu’en fermant les yeux je pouvais m’imaginer dans un concerto de Rachmaninov.

Duke, l’heureux propriétaire du blog Jazzfan m’a un jour demandé si je ne trouvais pas que le jeu de Nathalie Loriers était un peu froid, je confirme que non, intérieur oui, mais froid certainement pas. De froid on ne peut pas non plus qualifier le jeu au oud de Karim Baggili. Deux de ses compositions personnelles ont été jouées ce soir : Mister Lee (en hommage à Bruce Lee, si si) et Zaiak.

Loriers-et-Baggili

photo: jacky Lepage

AAaaah il faut vraiment dire que l’association piano - oud est magnifique et mise en valeur. Avec Zaiak par exemple, on sort de la structure thème-impro-thème puisque cela commence par un long solo de Karim qui lui permet de s’exprimer dans les quarts de ton sans devoir s’adapter au piano. Le silence règne dans la salle du Beurs, on se demande ce qu’il s’y passe et d’un coup le piano rejoint le oud pour jouer ensemble les quelques notes d’un pont intense qui mènera au thème… moment aussi où s’insèrent la contrebasse et la batterie… applaudissements…

 

Nathalie Loriers et Chemins Croisés c’est une rencontre entre la musique occidentale et orientale, illustrée ce soir par une composition dont j’ai oublié le nom, bien que je pense qu’il s’agit de Kalila & Dimna, et où l’on peut apprécier la personnalité que donne Gianluigi Trovesi à sa clarinette. Le morceau commence par un échange entre oud et piano jusqu’à l’arrivée de la clarinette, venant jouer les trouble-fête. Gianluigi passe par des moments un peu free, fait crier son instrument. Cette liberté d'expression fait que finalement tout rentrera dans l'ordre assez rapidement. C’est ainsi que Nathalie Loriers a présenté ce morceau : rencontre entre les deux musiques et à un moment une guerre s’installe, le guerrier c’était Gianluigi Trovesi.

La contrebasse et la batterie ont été moins remarquées ce soir, mais que de couleurs ont-elles données pourtant.

 

Nathalie Loriers et Chemins Croisés, c’est l’album l’Arbre Pleure avec :

Kalila & Dimna

A pas feutrés

Neige

Zaiak (composition de Karim Baggili)

Mister Lee (compostition de Karim Baggili)

L' arbre pleure

Machmoum

L' auberge des femmes

(to my sister)

Le voyageur & son ombre

Jour de fête

 

Rendez-vous ce soir pour un jazz piquant à la sauce samouraï: Soil & Pimp Sessions.

02.07.2007

Qu'est-ce que le jazz par rapport à... #1

Une nouvelle rubrique afin de vous raconter simplement ce qu'est le jazz, ce qui fait que le jazz soit du jazz par rapport à d'autres styles de musiques.

Cd-classiques-et-jazz

Lors des quelques biographies postées sur ce blog, je fais souvent référence à la formation classique reçue par de nombreux musiciens de jazz. Pourtant, la première chose qui caractérise le jazz et le différencie de la musique classique, c'est l'improvisation - si l'on exclut certaines improvisations à l'orgue ou encore le principe d'harmonisation des basses continues dans la musique baroque où les basses sont réalisées par des instruments tels le violoncelle, la contrebasse ou encore la viole de gambe.

Ces instruments jouent les parties basses et des instruments harmoniques tels le clavecin, l'orgue, le luth réalisent l'harmonie en complétant la ligne de basses suivant les chiffres notés sur la partition en dessous des accords (ces chiffres représentent les intervalles, exemple 3 pour une tierce).

Maintenant en jazz, le musicien a à sa disposition une grille d'accords grâce à et sur laquelle il peut composer le thème principal, mais aussi improviser en sortant les notes qui sonnent avec les accords (majeurs, mineurs, enrichis, le jazz utilise tout type d'accords). Ceci se fait au moyen d'une gamme ou plutôt d'une série de gammes - pour une même impro, car cela va au-delà des gammes majeures et mineures, gammes par excellence de la musique classique. Le plus souvent les gammes sont composées de sept notes, mais il y en a aussi qui en comportent cinq comme la gamme pentatonique. Les gammes chromatiques (douze notes) sont malgré tout rarement utilisées, précisément contrairement à la musique classique (contemporaine) par le biais du dodécaphonisme mis au point par Arnold Schönberg. En somme, afin de maîtriser toutes ces caractéristiques du jazz et d'en profiter à maxxx, un passage par une formation classique est effectivement la bienvenue.

Mais, le jazz se différencie par bien d'autres aspects, tels le swing, dont je parlerai lors d'un prochain post.

@+++

28.06.2007

Le Roland Fidezius Trio ou la tête dans les étoiles

Mercredi 27 juin sera le soir de la découverte d'un lieu: le Comptoir des Etoiles, rue du page à Ixelles et d'un trio: celui de Roland Fidezius (myspace). C'est du moins ce qui était annoncé, en pratique Joachim Badenhorst était également présent avec sa clarinette basse et son saxophone ténor avec aussi:

Peter Van Huffel : saxophones alto et soprano
Roland Fidezius : contrebasse
Kevin Brow : batterie

Van-Huffel-and-Fidezius

Roland Fidezius, le leader du groupe, nous vient d'Allemagne où il a étudié la basse (électrique et acoustique) de 1997 à 2003. C'est en 2005 qu'il a enregistré "Oscar and Emma", titre du CD du groupe Odd Shot dont il est le leader depuis 2003.

Lors du concert d'hier au Comptoir des Etoiles, il  nous a fait bénéficier d'une magnifique polyphonie avec sa contrebasse. Il en est allé de même pour les deux souffleurs que sont Joachim Badenhorst (myspace) et Peter Van Huffel (myspace). Un débat absolument fabuleux est venu s'immiscer dans le monologue de la basse, sous l'impulsion de Joachim Badenhorst qui avec sa clarinette basse donnait la parole à un chat (un gros chat étant donné qu'il s'agit d'une clarinette basse), pour ensuite partir en free avec Van Huffel, du moins dans les sonorités. Cela fait effectivement un peu penser au Dél-ädolfi Saxophones Ensemble, avec le côté folklorique en moins.

Et Kevin..., Kevin Brow exactement.  Derrière sa batterie tout y passe: baguette, paume, coude, peau et armature des caisses... rien à dire si ce n'est fa-bu-leux.

Jazz beers

Quatre nouvelles bières d'abbaye voient le jour: les Jazz beers avec la sax beer (bouteille à l'étiquette bleue qui contient une bière blonde), la bass beer (étiquette verte, bière ambrée), la drums beer (étiquette mauve, bière brune) et la swing beer (étiquette rouge, bière fruitée au goût cerise).

beerswing

A lecture du site, vous pourrez constater que divers événements musicaux vont être prochainement organisés autour de cela dont à partir du mois d'octobre et ce jusqu'en mai 2008, un JAZZbeer Belgium Jazz Tour.

Egalement, à l'achat de 6 jazz beers, vous recevrez le CD Belgian Jazz, qui propose une sélection des créations de jeunes artistes actifs sur la scène jazz belge.

Encore plus fort, à l'achat de 3 bacs, c'est le CD Alone du pianiste Ivan Paduart que vous recevrez.

Bref, à déguster en musique avec modération.

11:49 Écrit par Nath dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : bieres |  Facebook |

25.06.2007

Renato Martins, percussionniste

Renato Martins, percussionniste brésilien, commence son éducation musicale par le piano et les percussions lorsqu'il est tout juste âgé de 4 ans.

Renato-Martins

A l'âge de 6 ans il se concentrera sur l'apprentissage des musiques populaires du Brésilien sous l'aile de Silvio Tancredi. Par la suite il suivra également des cours de piano classique, d'harmonie, de composition et de direction.

Renato est autodidacte dans la plupart de ses techniques de percussions et ses inventions de nouvelles techniques mélodiques sont reconnues, particulièrement à la moringua, une sorte de pot en terre cuite dont il explore toutes les facettes par le biais de frottements avec toutes les parties de la main, celle-ci lui servant également de "bouchon" afin de donner un son creux et rond caractéristique.

C'est lors d'un séjour de 2 ans en Angleterre qu'il commencera à jouer avec Sarvar Sabri et Andy Hamilton, ce qui lui fera découvrir les joies du jazz et de la musique ethnique. C'est en 2003 qu'il a sorti son premier album solo "Indaia", sur lequel il peut également être entendu au piano. Après avoir reçu les meilleures critiques des experts au Brésil, il en fait la promotion à Bruxelles, ville où il est établi depuis 2004, notamment en jouant avec plusieurs grands noms de la scène jazz belge tels Steve Houben, Daniel Miranda, Henri Greindl, Daniel Stokart ou encore Victor da Costa. On peut également l'écouter au côté du guitariste Boris Gaquere avec lequel il a sorti l'album "Tempo Feliz".

18.06.2007

Quatre

Quatre c'est Nicolas Kummert (sax ténor et soprano), Marco Locurcio (guitare électrique et acoustique), Jacques Pili (basse électrique et acoustique) et Lieven Venken (batterie). Sans oublier Bert Joris et sa trompette et son bugle (également inventé par Adolphe Sax) en invités.

Quatre-CD
 
Quatre, c'est Radio z avec ses accords de basses appuyés, hypnotiques, entraînant du début. Arrivent ensuite la batterie via une cymbale légère, la guitare discrète dans laquelle se noie le saxophone en toute logique pour ensuite s'envoler plus librement. Simplement, le deuxième morceau, plus calme nous donne l'occasion d'apprécier le duo de trompette et de saxo, jusqu'à la montée de gamme de la guitare nous amenant vers le solo de Marco Locurcio (Marco Locurcio qui sur ce cd donne également l'occasion à ses influences rock de transparaître), seul avec les cymbales effleurées et quelques accords de basse avant la reprise de la trompette.

Il y a aussi le 5th Elephant I et II. Mélancolie, déception et solitude sont parmi les sentiments donnés par le jeu du saxo dans la première partie, mais le pachyderme regagne en motivation dans la deuxième partie sous l'impulsion des notes de la guitare électrique et retrouve espoir.

Voilà ce que je peux recommander, l'écoute des histoires racontées par cette formation tout au long des 12 morceaux à l'écoute sur cet album.

16.06.2007

Karim Baggili

Guitariste autodidacte d'origines jordano yougoslaves, Karim Baggili, que j'avais découvert dans le monde est un village, m'a récemment enchantée lors d'un concert aux Ateliers de la Dolce Vita.

karim

Crédits photo: Yasmina Baggili

Après avoir débuté par la guitare électrique à 16 ans, c'est 4 ans plus tard qu'il s'attaque à l'apprentissage des techniques de jeu du flamenco et qu'il se procure par après un oud, qu'il maîtrise maintenant aussi bien que sa guitare. Ce qui le fait passer d'un instrument à un autre et même pousser la chansonnette, comme sur le morceau La Llorona, présent sur son album Cuatro con cuatro. Album dans lequel on retrouve les horizons musicaux qu'il affectionne tels le flamenco, les musiques sud-américaines ou encore les musiques arabes.

Sa musique est également influencée par le jazz, il a joué d'ailleurs avec Nathalie Loriers, pianiste de jazz bien connue en Belgique, mais aussi avec le saxophoniste et flûtiste Philippe Laloy. Son percussionniste préféré se nomme Osvaldo Hernandez Napoles, percussionniste à l'humour décapant (celui de Karim - Baggiligili comme dit Osvaldo, n'est pas mal non plus d'ailleurs).

Je ne peux que conseiller l'écoute de cette musique, qui si le monde est un village, démontre que la musique est un voyage dans ce village.

Quelques extraits sont disponibles sur sa page myspace. Allez-y, vous ne le regretterez pas. Et que vivent la musique et les pantalons rouges.

09.06.2007

Thomas Champagne Trio

Vendredi 8 juin, découverte d’un nouveau trio : le Thomas Champagne Trio. Comment ? Je n’ai jamais écouté ce trio ? Et bien non et c’est d’ailleurs afin de remédier à cette lacune flagrante que je me suis rendue, curieuse comme tout, à l’Arts-ô-Bases. Et puis, en plus de la découverte d’un nouveau trio il y avait également la découverte d’un nouveau lieu. Nouveau lieu qui ma foi est tout à fait sympathique. Il s’agit d’une longue pièce aux murs en briques, à la déco miroitée par endroits, tamisée par d’autres.

 

Enfin bref, tout cela ne pouvait que mettre l’auditrice que je suis en parfaite condition pour écouter les morceaux proposés par Thomas Champagne et ses deux acolytes que sont Nicholas Yates à la contrebasse et Didier van Uytvank à la batterie.

 

Thomas Champagne, qui a commencé la musique à l’âge de 8 ans avec un passage à 15 ans par l’Académie d’Evere, nous fait découvrir plus en profondeur son instrument le saxophone alto, dont la tonalité est en mib. Je dis cela parce que mon oreille a souvent écouté le soprano ou le ténor. Comique d'ailleurs, car je crois que l'alto est finalement le saxo avec lequel un élève commence son apprentissage. J'ai une préférence générale, mais à vous de deviner car je ne vous dirai pas la quelle...

 

Quoiqu'il en soit, le trio, qui propose un répertoire moderne teinté de libertés, a joué un nombre exceptionnellement élevé de morceaux me semble-t-il. J’ai retenu les noms de Pop Corn et de Coffee Man par exemple. (Tous les noms donnés aux morceaux sont un peu originaux). Quant à la musique, une large place a été laissée au solo. Ce n’était pas des structures forcément compliquées, comptées fréquemment à la noire, mais il y a une vraie recherche : la batterie notamment, sur les solos, suivait attentivement les mélodies des solistes, afin qu’elle aussi jouait cette mélodie, cela se marquait fort hier. A la différence des accompagnements de Thomas Champagne sur les solos de contrebasse par exemple, où lui soufflait un son par-ci par-là au moment opportun. Sympathique lieu (l’acoustique y est excellente) pour un sympathique trio où tout est modéré et opportun justement.

28.05.2007

Rackham

Rackham, en concert de clôture au Jazz Marathon édition 2007, nous a enthousiasmé malgré la pluie.

Toine Thys: (saxophone tenor, clarinette)
Laurent Blondiau : (trompette)
François Verrue : (basse)
Benjamin Clément : (guitare)
Teun Verbruggen : (batterie)

Rackham-Juanita-K

Les morceaux joués sont majoritairement des compositions de Toine Thys, que l’on peut retrouver sur l’album Juanita K.

Il y a là un frôlement avec différentes frontières musicales pour finalement donner quelque chose mélangeant rock, jazz, pop, musique du monde voire aussi électro (comme le morceau Viking 2) sous des influences diverses allant de celles de PJ Harvey, Jeff Buckley, Radiohead, Franck Zappa, The Brian Blade Fellowship, ou Jim Black. La musique proposée est énergique, entraînante, surprenante, mettant en avant la mélodie. On voit que les musiciens s’amusent, alors que Rackham rassemble des musiciens venant d’autres formations et d’autres styles :

 

Toine Thys, que j’avais pu voir lors d’un concert du Toine Thys Trio à l’Ateliers 210, nous avait alors proposé des morceaux jazz plus classiques (il joue également dans Take The Duck) ;

Laurent Blondiau joue lui notamment dans Octurn, groupe de jazz contemporain offrant une musique plutôt abstraite, à l’opposé de Rackham ;

Françoise Verrue a pu être écouté dans Mudflow ou encore avec Didier Laloy;

Benjamin Clément joue lui avec Marie-Laure Berault ou le Collectif du Beurs ;

et Teun Verbruggen joue avec Jef Neve ou encore Othin Spake qui propose une musique plus free et expérimentale.

 

Des styles bien différents donc, ce qui démontre, qu'afin de créer une alchimie, ils sont tous capables de jouer différemment voir d’instruments différents – comme Benjamin Clément qui ne joue de la guitare électrique que dans Rackham -, selon la formation dans laquelle ils s’expriment.

 

Sur l’album on pourra également apprécier quelques morceaux chantés tels que Fireflies et Back Power avec la présence à la voix de Sacha Toorop et de Delphine Gardin. On retrouve aussi cette dernière sur So Long.

 

Quelques extraits sur myspace.

26.05.2007

Bryan Aspey

Bryan Aspey, talentueux guitariste que j’ai découvert récemment, propose un jeu aéré, rythmé que l’on peut apprécier au gré de l’écoute de ses compositions qui nous font voyager avec bonheur vers l’Amérique du Sud ou en Europe de l’Est.

Bryan Aspey

C’est à l’âge de 10 ans qu’il débute la guitare. Au lycée il a fait partie du Virginia’s All State Jazz Ensemble et a joué avec des musiciens tels que Pat Metheny et Billy Taylor. Il continue dans le même temps à suivre des cours d’improvisation en jazz.

 

A côté de cela, il éprouve un vif intérêt pour la « musique du monde ». Il formera le groupe Cimeara (avec Brendan Callahan, le flûtiste Aran Olwell et Paddy League).  Par après il partira en tournée à travers les Etats-Unis et en dehors avec Bonnie Rideout, Jerry O’Sullivan et le harpiste Billy Jackson.

Actuellement, il étudie avec Berta Rojas, guitariste paraguayenne, cela lui a permis de développer un répertoire de morceaux pour guitare solo aux sonorités d’Amérique Latine. Il est aussi un fin pédagogue.

Influencé aussi bien par Al Di Meola, John McLaughlin, Paco de Lucia, Baden Powell, Luiz Bonfa ou encore Steve Vai, il a sorti en 2007 l’album « Frozen Hours » qui fait suite à 3 autres albums.

21.05.2007

Véronique Hocq

Laissez-moi vous présenter Véronique Hocq, chanteuse de jazz découverte sur Myspace. A l'écoute de la chanson Corcovado on ne peut qu'être séduit par la délicatesse, la fragilité et la sensibilité avec laquelle elle l'interprète. 

C'est pourtant par le piano et le synthé qu'elle a commencé à l'âge de vingt ans en autodidacte, la musique. Elle compose alors aussi un peu et rêve de faire des musiques de films.

Après être passée par le rock progressif, Véronique s'adonnera au chant de choral de tous styles, dont le classique, les musiques du monde, le Gospel. C'est finalement en 2000 lors d'un stage organisé par l'Acédémie internationale d'été de Libramont qu'elle découvre le jazz.

Elle assistera alors aux cours d'Audrey Englebert, prendra part à des cours d'ensemble à l'Académie d'Evere chez Fabien Degryse ou encore à l'Athanor Studio avec Paolo Radoni, Victor da Costa et Alexandre Furnelle. Il faut ajouter à cela plusieurs stages d'été.

La suite logique en a été une participation à des séances dans différents clubs renommés tels le Sounds et le Music Village.

A l'écoute de ses audios, vous pourrez apprécier l'accompagnement à la guitare de Sergio Castellani. Guitariste autodidacte, il a débuté la musique par la clarinette à l'âge de neuf ans. C'est parallèlement à ses études d'ingénieur qu'il commence une activité de musicien professionnel à Turin. Il étudie actuellement au Conservatoire Royal de Bruxelles.

Espérant un jour pouvoir chanter ses propres compositions, Véronique Hocq chante également en duo avec Mathieu De Wit, le pianiste de Symmetrio et en Big Band au sein de l'Acajazz Band.

Voici quelques dates à noter:

  • 31 mai 2007 22:00 : Singers Night au Sounds, Bruxelles
  • 9 juin 2007 21:30 : Singers Night au Derviche, Bruxelles
  • 24 juin 2007 14:00 : Fêtes de la Musique Nivelles
  • 21 nov. 2007 21:00 : The Music Village Bruxelles

Véronique participera également cet été au Crest Jazz Vocal en France avec Michele Hendriks.

 

12.05.2007

Session Piano

Le Concours Reine Elisabeth session piano 2007 a débuté le 7 mai avec la première épreuve (de 15 heures à 20 heures au Conservatoire Royal de Bruxelles) et se terminera par le concert de clôture le 18 juin.

Entre ces deux dates: les demi-finales du 14 au 19 mai (de 15 heures à 20 heures au Conservatoire Royal de Bruxelles) et la finale du 28 mai au 2 juin (à 20 heures au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles).

Les candidats participeront également aux Master classes qui se tiendront cette année au Musée des Instruments de Musique.

Plus que le côté compétition, c'est aussi l'occasion de découvrir les nouveaux interprètes classiques d'aujourd'hui, de voir comment cet art de l'interprétation évolue et simplement d'écouter, d'apprécier la virtuosité, la subtilité, le lyrisme d'un soliste ou encore l'harmonie que dégage la vue et l'écoute des oeuvres avec orchestre.

Quel sera le compositeur "à l'honneur" ? Si pour autant il y en a un, comme cela avait été le cas pour la session piano 2003 qui avait vu bon nombre de candidats opter pour les concertos de Rachmaninov et pour la session violon 2005 où Shostakovitch a été entendu à de nombreuses reprises.

L'un des candidats finalistes nous donnera-t-il l'occasion d'écouter un des concerti de Mozart rarement interprétés car risqués ?

Voici ce qui attend les participants au Concours (extrait du site du concours):

Première épreuve du 7 au 12 mai:

  • Cinq études, dont une de Chopin, une de Liszt, une de Debussy, une choisie parmi les études de Prokofiev, Rachmaninov, Rautavaara, Skryabin et Stravinsky. Une autre choisie parmi les études de Bartók, Dusapin, Ligeti, Messiaen et Ohana. Le jury fera un choix parmi ces études.
  • Un Prélude et Fugue du "Clavier bien tempéré" de J.-S. Bach.
  • Une œuvre au choix, différente de celles figurant au programme des autres épreuves.
    L'exécution de cette œuvre au choix et du Prélude et Fugue ne peut pas excéder 15 minutes.

Demi-finales du 14 au 19 mai:

  • Un concerto de Mozart , à choisir parmi les concerti KV 271 (n.9 en mi bémol majeur), KV 450 (n.15 en si bémol majeur), KV 453 (n.17 en sol majeur), KV 459 (n.19 en fa majeur), KV 466 (n.20 en ré mineur), KV 467 (n.21 en ut majeur) et KV 595 (n.27 en si bémol majeur). 
  • Un récital d'environ 50 minutes
    Le jury fera son choix parmi les œuvres suivantes :
    - l'œuvre belge inédite imposée écrite spécialement pour ce concours, Dedicatio VI de Kris Defoort;
    - six œuvres du grand répertoire pour piano seul, d'auteurs différents, parmi lesquelles doivent figurer une sonate classique, une œuvre du 20e ou du 21e siècle et une œuvre d'un compositeur belge.

Finale du 28 mai au 2 juin:

  • Une sonate classique de Beethoven, Haydn, Mozart ou Schubert.      
  • Une œuvre inédite, écrite spécialement pour ce concours et ayant été primée lors du concours international de composition 2006.   
  • Un concerto au choix.

Arte Belgique diffusera la finale en direct.

La RTBF (la Deux) présentera une synthèse des demi-finales à 22h45 avec la proclamation des résultats en direct le 19 mai.

Retransmission des finales du 28 mai au 31 mai à 22:45 ; diffusion en direct des finales les 1 et 2 juin et proclamation du classement. Diffusion en direct du concert de clôture du 18/06.

Musiq'3 retransmettra les demi-finales, les finales et les proclamations, ainsi que les concerts de lauréats des 13 et 18 juin en direct et

Klara diffusera les demi-finales, les finales et les concerts de lauréats des 13 et 18 juin toujours en direct.

 

Dubois Died Today

Jeudi 10 mai a eu lieu à l’Archiduc la présentation de l’album du groupe Puggy (voir présentation ici): Dubois Died Today. Monsieur Dubois, qui pour la petite histoire, est un personnage fictif du groupe qui meurt à la fin de la chanson...

Puggy-Archiduc

Puggy nous enchantera pendant environ 45 minutes durant lesquelles chaque chanson de l’album seront proposées. Même le batteur Egil « Ziggy » Franzen poussera la chansonnette, ma foi de bien belle manière puisqu’il chantera une chanson entière à lui tout seul, l’exercice n’est pas facile. La voix de Matthew Irons fait mouche, la batterie se fait tranchante et la basse lyrique, sans oublier quelques envolées guitaristiques fort plaisantes.

Puggy-cover-album-jpeg

Crédit photo: François de Ribaucourt

L’album est fidèle à ce que j’ai entendu ce soir, énergie, dynamisme, il s’agit d’une musique claire et précise sans superflux avec un son propre au groupe. Ne manquez pas d'aller écouter quelques sons sur leur myspace.

Dubois Died Today:

1. Dubois
2. The luckiest crime
3. Out of hand
4. Times like these
5. Sorry
6. We'll see
7. Simple dreams
8. Yeah yeah yeah yeah!
9. Chez madame Louise
10. Burned
11. In the morning
12. Don't wake me up
13. Insane
14. Lonely murder

  • Matthew Irons: Chant et guitare
  • Egil « Ziggy » Franzen: batterie
  • Romain Descampe: basse

 

01:51 Écrit par Nath dans Concerts | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : puggy |  Facebook |

03.05.2007

Urban Gipsy

Bonjour bonjour,

 

J’espère que mon poste précédent vous aura fait découvrir aNoo. Aujourd’hui, c’est au tour de Bai Kamara Jr d’avoir quelques mots à son sujet sur le blog.

bai-kamara-Jr

Cet artiste je l’ai découvert il y a environ 2 ans je dirais sur TLB, il y passait souvent. Plus tard je l’ai entendu en direct lors de la première partie du concert de Vaya con Dios au Cirque Royal. Il chantait alors seul avec sa guitare acoustique.

 

Ensuite, voilà qu’il collabore avec Quentin Dujardin sur le nouvel album de ce dernier, Veloma.

C’est dimanche passé que je suis allée écouter Bai Kamara Jr à l’Archiduc. Il nous a proposé ses œuvres sous la forme d’un quartet de jazz : Basse, sax soprano et piano.

 

Fort de son album Urban Gipsy, Bai nous fait profiter des chansons qui le composent en version plus jazzy, bluesy et funky, le tout en acoustique.

Lui qui, s’il ne s’était pas tourné vers la musique, serait devenu actif dans l’humanitaire, chante des chansons engagées, comme Citizen of the World Unite, une chanson écrite pour le programme environnemental des Nations Unies.

Il a aussi participé en 2005 au projet One Voice qui a vu l’enregistrement d’une compilation appelée Charity CD for Hurricane Relief.

Il terminera le concert avec sa chanson Down Town in Saint-Josse, commune ou il used to live.

 

Une belle voix, un bon rythme, une bonne cohésion de groupe, nous ont enthousiasmés. C'est avec le même enthousiasme que je lui ai acheté son album.

A suivre donc, d’autant qu’à la question : quelle est la meilleure chanson que vous ayez écrite, il répond qu’il ne l’a pas encore écrite, cela est de bon augure pour l’avenir. Un petit avant goût sur son myspace